Lorsque fin 2003, Valentino Rossi annonça qu'il parter chez yamaha et qu'il se battrait donc contre honda, il annonça dans la foulée qu'il ne partait pas seul et que le suivait l'une des chevilles ouvrières de son succés : Jeremy Burgess et son équipe de mécaniciens. Tous étaient de grands spécialistes, presque tous Australiens, qui s'étaient fait les dents durant des années de compétition (et quelques titres mondiaux) la nouvelle fit l'effet d'une bombe d'autant que les initiés le savaient : Valentino Rossi ne s'était pas contenté d'emmener avec lui quelques technicins et mécaniciens compétents, il disposait d'une arme redoutable afin de lutter pour le titre.
Burgess et son équipe, travaillant avec Doohan puis avec Rossi, avaient inventé une méthod de choix pour mettre au point une moto gagnante , petits pas par petits pas, de probleme résolu en probléme résolu, une sorte de convertisme basé sur une expérience solide. De plus, Rossi était (et reste) en symbiose parfaite avec son stand, connaissant par coeur le comportement des pneus et des amortisseurs ou les réglages de fourche. Capable de mémoriser avec lucidité des centaines d données, il sait presque imméditement ce qui doit être apporté à sa machine. De telles qualités sont fondamentales sur des bolides de MotoGP, ultra-puissantes mais difficiles à régler.Pourtant eles sont rares. Alors, en un mot comme cent, la moto est l'orchestre, Burgess en est le chef et Vale le premier violon...